Un choix scénaristique divise profondément les fans : Stranger Things saison 5 aurait franchi une limite que même Game of Thrones n’aurait pas osé effacer.
La deuxième partie de la dernière saison de Stranger Things vient d’être diffusée, et l’accueil est loin d’être unanime. Entre un septième épisode qui affiche l’une des notes les plus basses de la série et une absence totale de conséquences dramatiques, les fans s’interrogent : les frères Duffer auraient-ils sacrifié dix ans de tension narrative pour éviter de choquer ?
Une saison finale qui évite les sacrifices
Depuis le début de cette dernière salve d’épisodes, une chose frappe : aucun personnage principal n’a perdu la vie. Là où Game of Thrones avait bâti sa réputation sur la disparition brutale de ses figures clés, Stranger Things choisit la prudence. Même Mike, Lucas, Steve ou Jonathan, qui auraient pu offrir un impact émotionnel fort, sont épargnés malgré des situations critiques.
Un épisode 7 en chute libre
L’épisode intitulé Le Pont a marqué un tournant : pire note critique de la série, retour de flamme sur les réseaux sociaux, et surtout incompréhension devant les décisions scénaristiques. La tension monte, les enjeux sont là, mais les conséquences n’existent pas. Les internautes pointent une dissonance entre la gravité des événements et l’absence totale de pertes.
Les Duffer invoquent Game of Thrones
Face à la critique, les créateurs ont affirmé que « Stranger Things n’est pas Game of Thrones ». Pourtant, les saisons précédentes n’ont jamais hésité à tuer : Barb, Bob, Billy, Eddie, toutes les victimes de Vecna… Certes, des rôles secondaires, mais qui avaient du poids. Cette saison, même les militaires tombés au combat semblent anonymes.

Une scène de tension gâchée par le hors-champ
Lors de l’attaque du Demogorgon contre la famille Wheeler, le père de Mike est plongé dans le coma, sans que cela ne provoque la moindre réaction par la suite. Un choix étrange : pourquoi ne pas l’éliminer, s’il ne sert plus ? L’accumulation de scènes à potentiel dramatique non exploité donne une impression de narration inachevée.
Trop de personnages, pas assez de place
La série souffre aussi d’un excès de protagonistes mal exploités. Hopper, Joyce, Erica sont presque absents. Holly, la petite sœur, a plus de temps d’écran que plusieurs membres de l’équipe principale. La densité du casting dilue l’impact émotionnel, d’autant plus si personne ne disparaît réellement.

Un final attendu mais fragilisé
Il reste un dernier épisode, prévu pour le 31 décembre. Les fans espèrent un retournement choc, une disparition, une trahison, quelque chose qui redonne de la gravité au récit. Mais même si cela arrive, le manque de pertes dans les épisodes précédents pourrait en diminuer l’impact.
Un développement narratif entravé
Le problème majeur, selon certains scénaristes, c’est que sans pertes, il n’y a pas de conséquences. La maturité narrative acquise par Stranger Things justifiait un traitement plus audacieux. Reporter toutes les émotions fortes sur le dernier épisode, c’est sacrifier dix épisodes de construction émotionnelle.
